Livre
Puisque le Japon est si étonnant, autant se laisser tenter par un style de lecture nouveau : le manga. « La cantine de minuit », d’Abe Yaro, est une bonne entrée en matière. Loin des récits pour adolescents auxquels le lecteur pourrait s’attendre, ce manga en 20 tomes relate la vie d’une petite gargote ouverte de minuit à 7 heures du matin. Habitués et oiseaux de nuit hauts en couleur (yakuza, stripeteaseuse, boxeur…) se croisent autour d’une soupe miso, d’œufs au plat ou de curry. À chaque chapitre ses saynètes mettent en avant des tranches de vie émouvantes, relevées par un restaurateur bienveillant.
Musique
Un bien pour un mal ? L’apprentissage de la musique classique occidentale est excellent au Japon car enseigné dès l’âge de 6 ans, de façon obligatoire, et au même niveau d’importance que des matières plus conventionnelles comme les mathématiques.
Revers de la médaille : l’enseignement de la musique traditionnelle japonaise est de plus en plus rare, voir quasi absent. S’y ajoute le fait que la pratique d’un instrument classique est surtout réservé aux classes aisées de la population et que les professeurs de musique vivent dans une grande précarité, cumulant parfois plusieurs petits métiers et habitant chez leurs parents jusqu'à un âge très avancé (parfois jusqu’à 50 ans). [Source France Musique].
Film
Une collégienne solitaire, une vieille dame que l’on soupçonne être une ancienne lépreuse, un employé pris à la gorge par les dettes… Les trois personnages centraux des « Délices de Tokyo » (2015), film tiré du roman éponyme de Durian Sukegawa, ont un point en commun : les dorayaki, des petites pâtisseries fourrées avec une pâte sucrée de haricots rouges. Une histoire poétique et gourmande.